11 juin 2005
Hasard et conséquences
Dans les salles contemporaines du musée d'art moderne de CERET, une oeuvre de Claude Viallat mérite une attention particulière. Il s'agit d'une toile sur chassis, sans titre , de 1966.
Ce Viallat là n'est pas un Viallat commes les autres.La forme , souvent abusivement décrite comme "haricot", reprise dans son oeuvre sous tous les aspects, avec tous matériaux, couleurs, impression... est absente; vraisemblablement , l'oeuvre doit précédér cet "accident" que l'artiste me décrivait lors de son entretien pour l'Encyclopédie.
Viallat m'avait expliqué comment le fait d'avoir laissé tremper une nuit une éponge dans un seau d'eau de javel trop concentrée avait été à l'origine de l'utilisation de la forme devenue le signe reconnaissable de son travail, sa marque.
Cette petite cause avec ses grands effets donne un éclairage singulier sur l'avancée de la production artistique. Parfois un accident, une erreur peuvent être à l'origine de grandes découvertes scientifiques. Là, en 1966,1967, on ne sait pas encore que le véritable début de ce qui deviendra "Supports/surfaces" germe dans les ateliers du midi de la France mais aussi ailleurs en France.
On parlerait peut-être de hasard, mais après avoir posé la question du hasard à plus de trois cent artistes, j'en suis venu à croire , comme me le disait Olivier DEBRE que "le hasard n'est pas très hasardeux".
Claude Guibert
23:25 Publié dans Expositions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



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