13 juin 2005
Salon de mai 2005
Le 26 mai dernier s'est ouvert le salon de mai. Jusque là, tout est normal.
Ce qui l'est moins, c'est que ce salon, qui en est à son 57 eme vernissage, peine à trouver sa place depuis quelques années.
Le malaise s'exprime déjà par la difficulté à se stabiliser dans un lieu.Il y a trente ans, l'esplanade du Trocadéro offrait un lieu valorisant, spacieux.Depuis quelques années, le salon est nomade, se posant dans des lieux divers , plus ou moins appropriés. Cette année, il s'est posé dans les Espaces Commines dans le troisième arrondissement de Paris; l'espace semble rétrécir d'année en année.
Il est possible également que le salon ait du mal à trouver sa place dans l'espace artistique; le regard des institutions a changé. La peinture n'impose plus sa prédominance passée.
Ce ne sont pourtant pas les artistes de qualité qui font défaut.
Mais la joyeuse liberté d'exposer depuis tant d'années semble souffrir d'un manque de lisibilité.
CREMONINI ou CHRISTOFOROU, RUSTIN ou WEISS occuperaient facilement une salle chacun. Je sais, ce n'est pas le principe.
Pourtant , au salon de Mai, il y a un mais: peut-on encore exposer ainsi , pour qui ?
Je ne pose pas la question pour peiner les organisateurs, qui sont les artistes eux-mêmes.
Je m' interroge seulement sur le temps qui passe et qui veillit aussi la façon d'exposer.
Claude Guibert
23:20 Publié dans Expositions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



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