31 mars 2007
Chu Teh Chun
La vie du peintre CHU TEH CHUN représente, en soi, une histoire pleine, un itinéraire peu commun. Pourtant, le destin de ce peintre ne peut échapper à la comparaison avec son illustre confrère ZAO WOU KI.
CHU TEH CHUN est né en Chine comme ZAO WOU KI, en 1920 également.
ZAO WOU KI s’installe en France en 1948 ; CHU TEH CHUN le suit quelques années plus tard. Les deux peintres ont engagé leur œuvre dans une forme de paysagisme abstrait qui les rassemble. Près d’un demi-siècle plus tard, ils se retrouvent tous les deux sous la coupole de l’Académie, dans la section peinture de l’Académie des Beaux-Arts.
Voilà beaucoup de similitudes qui ont dû interpeller chacun d’eux tout au long de leur existence. La grande notoriété de ZAO WOU KI l’a placé au premier plan de cette peinture lyrique, dont la galerie du jeu de Paume à Paris avait présenté des œuvres remarquables dans la dernière exposition de peinture de cette salle. L’œuvre de CHU TEH CHUN est peut-être moins connu. Pourtant son histoire est remarquable.
De 1956 à 1961, il rencontre ses premiers succès à Paris, et dès 1964, sa réputation se propage à l’étranger à l’occasion d’expositions au Carnegie Art Muséum, à Pittsburgh, Jérusalem, Athènes, et en 1969, à la Biennale de Sao Paulo ; En 1976, il renoue avec la calligraphie qu’il a pratiquée dans sa jeunesse. C’est avec plaisir qu’il mène désormais en parallèle à sa peinture. Le musée national d’Histoire de Taipei organise en 1987 une grande exposition rétrospective, lui permettant ainsi, pour la première fois depuis trente-deux ans qu’il a quitté son pays, de montrer l’ensemble de son œuvre.
A 85 ans, CHU TEH CHUN peut porter un regard serein sur chemin d’artiste. ZAO WOU KI aussi….
17:27 Publié dans Portraits | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



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