31 mars 2007

François Baron-Renouard

Les peintres ne prennent pas de retraite. Il leur est, bien sûr, impossible de dire un jour :
« J’arrête ! »
François BARON-RENOUARD a vraisemblablement gardé cette leçon de son grand-père, le peintre et graveur Paul RENOUARD.
Pour le petit-fils, c’est un curriculum vertigineux qui, jusqu’à aujourd’hui, témoigne d’une activité débordante. Peintre, mosaïste, créateur de tapisseries, de vitraux, François BARON-RENOUARD, en un peu plus d’un demi-siècle de travail, a participé à plus de 200 expositions, laissé sa trace sur un nombre impressionnant de décorations murales. Pour être bien sûr d’occuper tout son temps, il s’est investi dans l’organisation de salons, comités, commissions…
Et l’œuvre ? Le peintre refuse le terme d’abstraction. Pour lui, l’abstraction n’existe pas. Parlons plutôt, comme Jean BAZAINE, de non-figuration. Dans la forêt des appellations, celle de « naturaliste imaginaire abstrait », semblerait le satisfaire, en ce qu’elle a de contradictoire dans ses propres termes.
De son passage dans notre studio pour l’entretien vidéo, je retiens, en premier, ses moments de réelle émotion lorsqu’il évoque le passé. Ce rapide retour sur lui-même qu’imposait l’interview, ne le laissa pas indemne des souvenirs de jeunesse.
Son atelier témoigne, s’il en est encore besoin, du débordement d’activité de l’artiste, comme perdu dans l’entassement des œuvres, des catalogues, des dossiers après cinquante ans d’activité.
A propos de sa peinture, Eugène IONESCO parlait de kaléidoscope. Je crois, qu’au-delà de l’œuvre, c’est la vie entière de François BARON-RENOUARD qui mérite cette métaphore.

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