31 mars 2007

François Boisrond

Lorsque j'avais reçu, parmi les artistes de la "Figuration libre" Robert COMBAS, c'était un peu une tornade qui avait traversé notre studio. J'attendais donc François BOISROND de pied ferme. Mais la personnalité de ce dernier était fort éloignée de celle du premier, malgré la connivence de leur histoire artistique.
Réservé, timide, François BOISROND ne se livre pas à un discours prolifique et véhément. On sent, chez lui, une difficulté pour développer la description sur son travail.
Comme il a été également enseignant à l'Ecole nationale des Beaux- Arts de Paris, j'imagine qu'il a établi avec ses élèves une relation sur ce ton discret, avec beaucoup de silences.
Pour les œuvres, là aussi à la différence de Robert COMBAS capable de traduire la violence par le trait, François BOISROND a besoin d'exprimer une certaine forme du bonheur.
Il aime le vélo, a traversé la France en vélo et a dessiné et peint la France comme il l'a vu. La couleur de François BOISROND rend le quotidien heureux. Suivant la formule qu'il avait trouvée, le peintre faisait "l'Art brut des gens normaux". Cette approche, fort lointaine de celle de la génération précédente, a donné le ton de son œuvre. On entendrait presque une chanson de Charles TRENET en regardant ses toiles.
Son témoignage, près de quinze ans après le jaillissement de la Figuration Libre, livre cependant un commentaire quelque peu désabusé au regard de leur relation avec l'art du moment.
Constatant vraisemblablement le reflux survenu après la marée montante de la Figuration Libre : " On nous considère comme des artistes de variétés" lâche François BOISROND.
On en revient à Charles TRENET. Il y a, malgré tout, des comparaisons heureuses.
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Logsc9

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