31 mars 2007

François Bouillon

Il est souvent question de peinture dans les Chroniques de l’Encyclopédie. Raison de plus pour parler d’un artiste qui, très tôt, s’est détourné de la peinture, au début des années Soixante dix.
En prenant cette distance, François BOUILLON s’est engagé sur un chemin vierge ; on pourrait même penser qu’il n’y pas de chemin du tout et que l’artiste défriche, lui-même, une voie d’accès pour avancer dans une recherche difficile où la découverte surgit à chaque pas.
Voilà comment, avec le dessin, la photographie, les installations, les bouts de ficelles et les éléments les plus divers, l’artiste interroge sa propre production.
Tout jeune, François BOUILLON, autodidacte, au lieu de fréquenter les écoles des Beaux-arts, participe aux « ballets de la grimace » organisé par Isidore ISOU, pape du Lettrisme.
« Ma vision de l’art s’en est trouvée singulièrement élargie » souligne François BOUILLON.
C’est en prolongeant ce cheminement hors des institutions que l’artiste s’engage sur cette voie où l’interrogation des signes traverse les sociétés et les civilisations, où une plume, une brique et un morceau de bois vont servir à décrire un rituel, interpeller le sens.
Je ne prendrai qu’un exemple de sa recherche. François BOUILLON se sert du Y, cette lettre de l‘alphabet, signe qu’il va soumettre à toutes les questions : symbole pubien, fourche, lance-pierre, empennage de flèche, idéogramme chinois de l’homme, mais aussi signe de la victoire ou symbole de paix suivant sa position. Ainsi dessiné, sculpté, installé, ce signe servira à François BOUILLON comme véhicule privilégié pour nous dire que l’art sert aussi à mettre les points sur les Y.
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Logsc9

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