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31 mars 2007

Herni Cueco

retour à l'encyclopédie


Evoquer Henri CUECO, c’est faire appel à des souvenirs de plus de trente ans. Ce sont les contacts avec le groupe des MALASSIS, dont faisait partie le peintre, dès 1973 pour des éditions de diapositives. C’est, en 1975, ce tournage, encore expérimental en vidéo noir et blanc, dans son atelier de Bagnolet. Ce second entretien vidéo, dans le cadre de l’Encyclopédie cette fois, a donc lieu trente ans plus tard.
Henri CUECO a fait son œuvre ; le groupe des MALASSIS a cessé son activité collective.
Témoignant sur ce chemin redevenu solitaire, le peintre s’exprime avec beaucoup de simplicité ; on le sent toujours en quête d’interrogation sur son travail, presque étonné de son développement.
A l’époque où les peintres de Supports/surfaces procédaient à la remise à plat de la peinture, ceux de la nouvelle figuration avaient donc fait un choix différent, même si, dans les deux démarches, leurs réflexions conduisaient à des prises de position politique et militante.
Henri CUECO, dans ce choix figuratif, est peut-être celui qui a le plus interrogé, à sa manière, la peinture, comparé aux autres peintres de la Figuration narrative.
Son expérience de la pratique collective, au sein de la coopérative des MALASSIS, a assurément donné une dimension particulière à l’engagement du peintre.
Henri CUECO a choisi , pour citation finale de son module vidéo, cette phrase étonnante :
« Mon itinéraire ? J’ai utilisé pour m’en sortir la stratégie du rat : tout essayer inlassablement jusqu'à ce que l’on trouve la sortie . Mais sortir de quoi au juste ? »


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Commentaires

je commence à m'interresser à l'oeuvre d'Henri Cueco et je voudrais avoir des explications sur son liens avec la nature , comment la considèrait t-elle, en rapport à ses peintures...

Ecrit par : Regent estelle | 01 janvier 2008

Cueco est nature ! Je crois que cette relation est fondée sur le sentiment "d'être dans la nature" et "d'être dans le paysage", au centre du paysage, au plus près de ses éléments : une herbe, un tas de feuilles, une branche. Le mystère réside dans cette faculté d'isoler par le regard et l'observation un détail plus ou moins grand, faisant partie d'un ensemble devenu flou par la focalisation du regard et de la pensée. Un voisin de Cueco, agriculteur, ne comprenait pas la notion de paysage. Pour lui, c'était le "pays" qu'il voyait, avec les éléments de sa vie, la route pour aller chez Jacques, le champ de Robert, l'arbre qui donne les meileures pommes, etc. Jamais ce voisin n'avait eu l'occasion de se décaler d'un pas pour admirer une perspective qui soit vide de sa propre histoire. Pour l'artiste, le paysage est dans son propre regard, il en fait donc partie physiquement, sensoriellement, intellectuellement. Il est à lui et en lui, il transcrit ce mystère en notes, dessins, observations pour le reconstruire de sa propre main, afin d'en comprendre la charge émotionnelle ou la vie propre. C'est mon impression, et c'est ce qui me touche. Il y aura cette année 2008 une grande exposition Cueco au Château de La Roche-Guyon, région parisienne, Val d'Oise, entre Mantes La Jolie et Giverny. Le choix de ce site, la vallée des impressionistes, et de ce château immense et étrange, enchâssé depuis le XIIème siècle dans le payage, dans le "pays", adossé à la falaise qui l'a littéralement "expulsé" (le château d'origine était invisible, entièrement creusé à mi-falaise) n'est pas un choix innocent. Renseignez-vous auprès du château, il y aura un débat avec Cueco et un philosophe, l'expo débute à la mi-mai pour se terminer à l'automne. Le site www.chateaudelarocheguyon.fr ne donne pas encore toute l'information, mais si vous téléphonez...

Ecrit par : Patrick Valade | 03 février 2008

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