31 mars 2007
Jean Cardot
Lorsque l’on observe l’itinéraire de l’homme et l’œuvre du sculpteur, on s’aperçoit immédiatement que la vie de Jean CARDOT est en phase avec les institutions.
Après l’obtention d’un Premier second Grand Prix de Rome en 1956, il séjourne à la Casa de Velázquez à Madrid de 1957 à 1959.Dès 1961, année où il obtient le Prix Antoine Bourdelle et le Prix Brantôme de Sculpture, il entre comme professeur, chef d'atelier à l’Ecole des Beaux-Arts de Lyon. En 1974, il est nommé chef d’atelier de sculpture en taille directe, à l’Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts à Paris. Il enseigne dans cet atelier jusqu'en 1995. A partir de 1983, il devient Inspecteur général des Ateliers Beaux-Arts de la Ville de Paris.
Une partie de son travail a porté sur les effigies monumentales de grands personnages du XXe siècle : La Grande-Duchesse Charlotte de Luxembourg (1989-1990, Luxembourg), Pierre de Coubertin (1993, Siège du Comité Olympique national à Paris), Winston Churchill (1996-1998, devant le Petit Palais côté Seine - Paris), Charles de Gaulle (1999-2000, devant le Grand Palais côté Champs Elysées - Paris).
Il est membre de l’Académie des Beaux-arts dont il a été le président.
Cette évocation ferait vite tomber dans le panégyrique.
Malgré cette impressionnante position institutionnelle, Jean CARDOT exprime une certaine souffrance.
Dans un récent article paru dans « Le Monde », Jean CARDOT écrit :
« Que, non !, la peinture n'est pas morte. Que, non !, la sculpture n'est pas morte. Accepter les contraintes de la commande en ayant le courage d'être soi-même. Accepter la fonction sociale du métier de sculpteur. Prendre le risque d'être aussi "artistiquement incorrect». ».
Ce n’est pas le moindre paradoxe de voir cette sorte de retournement historique où un des artistes les plus impliqués dans les institutions dénonce « l’artistiquement correct ».Deux mondes s’opposent, deux pouvoirs peut-être, deux univers sûrement.
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17:05 Publié dans Portraits | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



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