31 mars 2007

Marino Di Teana

retour à l'Encyclopédie

Marino DI TEANA appartient à une génération d’artistes qui ont beaucoup investi le domaine du « Un pour cent », c’est à dire la dotation attribuée aux œuvres d’arts dans les constructions publiques. SI l’artiste a été peintre également, c’est davantage sa création de sculpteur qui l’a amené à installer son travail dans les espaces publics.
Mais, comparé à bon nombre d’autres sculpteurs de sa génération et impliqués comme lui dans ces réalisations publiques, Marino DI TEANA présence une dimension particulière : la relation permanente qu’il a établi entre l’architecture et la sculpture.
Sur le chemin de Compostelle, il a cette révélation : La sculpture du Médiéval est d'un dépouillement tel qu'il ne reste que l’âme de la sculpture. Le corps devient une colonne architecturale. Cette vision a défini sa carrière. " Le petit peintre de Lucanie ne sera donc pas peintre, mais sculpteur”.
Lorsque je reçois Marino DI TEANA en 1995, l’artiste a soixante quinze et une énergie, un enthousiasme réjouissants. Le sculpteur s’exprime non seulement avec conviction mais comme porteur d’un projet éthique davantage qu’esthétique. L’écoutant parler, c’est presque un homme porteur d’une mission qui défend des options, des valeurs qui ne se limitent pas à un projet plastique mais qui me parle de la vie dans la cité, de son rapport au monde.
Dès lors, le sculpteur se mue en architecte, et même en urbaniste. Il rend hommage à Nervi, à Le Corbusier, mais aussi aux musiciens, Bach, Cimarosa, puisque dans une partition "l'harmonie résulte de la relation entre le nombre des formes et des espaces intermédiaires." On est donc très loin, à ce moment du « Un pour cent » parfois décrié comme étant la caution artistique d’une architecture pauvre.
Marino DI TEANA , de la sculpture à la vie de la cité, nous donne la mesure de l’espace que le quotidien tend à nous faire oublier.

copyright
Logsc9

Ecrire un commentaire