31 mars 2007
Ouanes Amor
Il y a des peintres pour lesquels le sujet du travail prendra sa source dans le corps humain, la nature ou bien d’autres choses encore. Pour d’autres , peindre suppose un engagement dans la société des hommes. Pour d’autres encore, le sujet de la peinture est la peinture. Certainement Ouanes AMOR fait partie de ces derniers.
Venu d’une culture où l’image était bannie, AMOR a situé son travail sur cette frontière de la représentation, non figurative certes, mais peut-on dire abstraite ? S’il est parti du signe, le peintre nous offre, au fil de ses séries, un réel que le travail coloré sur la surface révèle.
Je pense, notamment, à cette série remarquable sur les oliviers : le peintre ne peint pas un olivier, il ne peint pas une toile abstraite : il peint la sensation de l’olivier.
Au-delà de cette préoccupation, c’est bien avant tout de peinture qu’il s’agit. AMOR a un projet qui ne tient pas dans un tableau ; le projet est le résultat de l’ensemble de l’œuvre où lumière et couleur, celles de sa Tunisie natale, constituent l’œuvre.
Je revois encore, dans une allée du Salon de mai, sa toile éclairer l’espace environnant.
Dans l’entretien vidéo que nous partageons, cette vibrante envie de peinture est perceptible dans la voix, chez un artiste pour lequel la peinture constitue la seule voie possible.
11:02 Publié dans Portraits | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



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