31 mars 2007
Pat Andréa
Le peintre Pat Andrea rend le contact facile; il est souriant, détendu, agréable pour son interlocuteur. Autant je me suis trouvé très à l'aise lors de la rencontre avec l'artiste, autant sa peinture me dérange et provoque le malaise. Pat Andrea aime se trouver sur une frontière, cultivant l'ambiguïté, et pour ce qui me concerne, créant la gêne. Se situant, selon sa propre définition "entre BACON et BALTHUS», le peintre a, assurément, créé un univers très personnel. Jean CLAIR l'avait accueilli dans le deuxième volet de l'exposition "la Nouvelle subjectivité" en 1977 au festival d'Automne à Paris. Le monde intérieur dans lequel Pat Andrea nous invite à pénétrer est-il le sien ou le nôtre ? L'artiste joue avec le spectateur, que dis-je ? , le voyeur du tableau. Avec ingénuité, il affirme :" Moi je propose un tableau, après c'est vous qui l'interprétez." . Comme si le peintre n'était pas lui-même le metteur en scène de ces images, le grand organisateur de ces situations équivoques, de ces scènes dont la lisibilité échappe aux critères du quotidien. Pat Andrea a beaucoup vécu en franchissant des frontières, habitant aux Pays-Bas, en Irlande, aux Etats-Unis , en Argentine, en France, en Argentine, en Bolivie, au Pérou, en France .... Comme lui, sa peinture tient en équilibre instable sur cette frontière où notre regard hésite, bascule, revient, tente de résister au vertige. Oui, je crois que Pat Andrea , jouant avec nous, y prend un « malin plaisir ».
11:04 Publié dans Portraits | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



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