01 avril 2007
Bernard Moninot
Que Bernard MONINOT soit apparenté, au début de son itinéraire, à la nouvelle figuration ressemble aujourd’hui, à un malentendu. Son travail de dessinateur et peintre, dans ces premières années, pose déjà les jalons de sa vrai recherche : il s’agira de transparence, de reflet, d’ombre et de lumière.
Puis les travaux sur les « Chambres noires » précisent son goût pour la relation au processus photographique.
Le support change ; le verre devient le moyen privilégié pour interroger encore davantage l’espace, la lumière. Les « Ombres portées » seront une autre approche pour faire l’inventaire de ces questions liées à la Lumière et son ombre.
Et comme la lumière est (notamment) un phénomène ondulatoire, l’artiste s’intéresse aux autres ondes, sonores cette fois.
Bernard MONINOT revendique le recours à ces matériaux hors du commun :
« Depuis plusieurs années je dessine avec des phénomènes, et je prospecte pour trouver d'autres moyens de mettre en œuvre mon travail, le faire évoluer et le réfléchir. Ondes sonores, résonances, mouvements vibratoires de poussière ou de pigments volatiles, produits par l'impact d'un coup de marteau, ou diapasons pour transférer et fixer mes traits sur des verres préparés. »
Dans son atelier, la caméra est quelque peu prise au piège de ses « instruments improbables » instruments en acier et verre et gaze de fibres de verre. Alors que chez les artistes cinétiques, la caméra s’amuse de tout, chez cet artiste elle reste à la merci des reflets inattendus, des transparences illisibles. Assurément Bernard MONINOT a décidé de se servir de la réflection pour mieux produire sa réflexion.
18:35 Publié dans Portraits | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



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