01 avril 2007
Christian Jaccard
C’est au tout début des années Soixante dix que j’avais rencontré les oeuvres de Christian JACCARD . Déjà l’artiste, dont le travail se développait dans une préoccupation proche de ceux de Supports/surfaces, révélait un caractère bien trempé, frondeur peut-être, individualiste sans-doute et restait à l’écart des aventures collectives. Cette déclinaison d’une recherche sur les nœuds marquait ainsi le départ d’une œuvre dont il s’est appliqué à préserver le caractère inclassable. Voir par la suite Christian JACCARD travailler avec le feu me semble vraiment conforme à cet homme au profil incandescent.
Déjà en 1970 Christian JACCARD manifestait ses volontés incendiaires avec ses premières expériences de combustion (écobuage. Viendront les toiles calcinées, les Trophées, les Anonymes calcinés, les litho-brûlages, les brûlis.
Son « chemin de Cendres » en 1984 rejoint le land-art, brouillant encore une fois les pistes pour échapper à tout enfermement dans une recherche identifiée.
Pierre RESTANY, visitant son atelier, établissait une relation entre Christian JACCARD et Yves KLEIN :
« Quand j’ai compris que la suie est à la cendre ce que le vide est au bleu, j’ai réalisé que je n’avais pas éprouvé de choc émotionnel aussi fort devant la sublime vérité de l’apparence depuis le 14 janvier 1961 au contact des sculptures de jeu d’Yves KLEIN à Krefeld. ».
Il faut se faire une raison. Christian JACCARD n’a pas fini de jouer avec le feu, n’a pas fini de surprendre notre attention et de consacrer son caractère Tout feu tout flamme.
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16:49 Publié dans Portraits | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



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