01 avril 2007

Claude Lepoitevin

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Si monsieur Jourdain faisait de la prose sans le savoir, Claude Lepoitevin faisait, lui, de la peinture sans le savoir. C’est un peu ce qu’il explique au sujet de son travail. Car, c’est un spécialiste de la teinture (pour les décors de tous genres) qui pendant des années a travaillé et appris. D’expérience en expérience, on lui fit remarquer que ce travail débouchait assurément sur l’aventure d’un peintre. Dans son village de l’Essonne, dont j’étais voisin, Claude Lepoitevin connaissait un autre voisin, bien plus illustre : Jean-Pierre Pincemin.
Bien entendu, leurs routes devaient se croiser. On connaît l’itinéraire fulgurant de Jean-Pierre Pincemin. Au moment où cet artiste participait au groupe Supports/surfaces,  Claude Lepoitevin n’était pas proche de ces artistes. Il se défend, d’ailleurs aujourd’hui, de toute proximité avec eux. On ne peut pas, cependant, ignorer la rencontre, à un moment donné seulement, du travail de Pincemin et de Lepoitevin. Il me semble même que ce dernier a approfondi ce travail précis alors que Jean-Pierre Pincemin était déjà parti dans d’autres recherches.
Fort de son expérience sur la couleur et sur les matériaux, le peintre joue avec dextérité et, au fil des années, a produit des toiles qui travaillent en permanence sur la résurgence des couleurs dans un jeu complexe et réjouissant.
L’œuvre de Claude Lepoitevin, dans son abstraction brillante, s’appuie sur beaucoup d’amour de la peinture. Et quand il se sent un peu las, un peu perdu, l’artiste retourne à l’Orangerie voir les nymphéas de Monet.

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