01 avril 2007
Eliane Larus
Entrer dans l’univers d’Eline Larus, c’est prendre un passeport pour la liberté.
Bien sûr, on songe au monde des enfants, on retrouve la naïveté apparente de Chaissac, l’effronterie du groupe COBRA. Mais, avant tout, c’est un pied de nez à la peinture, attitude qui n’est pas sans rappeler ses cadets de la Figuration libre.
Comme dans le monde des enfants, le peintre passe au travers des schémas culturels établis pour faire de sa toile un espace ludique où tout est permis.
Une fois franchie cette barrière des codes, Eliane Larus donne au rêve sa réalité.
Puisque tout est possible, le peintre défriche les espaces qui échappent aux règles : « L’Ecole buissonnière », « Jeux interdits », « Le terrain vague » ; cette liberté là est bien celle des enfants dont le monde invisible aux grandes personnes se déploie sans contrôle.
« Enfant à la flûte » , « L’Enfant et les sortilèges », « Enfant dans un jardin »
Pour l’enfant, il y a-t-il un plus grand moment de liberté que celui qui est offert, dans la cour d’école, lorsque vient le moment de la récréation? Eliane Larus le sait bien, elle qui, avec cette liberté, s’est engagée dans la re-création du monde.
17:10 Publié dans Portraits | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



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