01 avril 2007

Franta

A quinze ans, FRANTA rêvait de devenir coureur  cycliste. Ce qui aurait pu être seulement un rêve de gosse a continué à habiter celui qui est devenu peintre et sculpteur. A Soixante quinze ans, l’artiste pratique assidûment son sport favori qui lui assure une forme physique remarquable.
Il fut dit, pour autant, que FRANTA n’échapperait pas à son destin d’artiste. Et si les études dans les écoles d’art se firent à l’Est, c’est à l’Ouest que FRANTA décida, après une migration difficile, de s’établir et finalement c’est en France qu’il s’installa.
Dans le cas de cet artiste, la peinture et la sculpture participent au même projet : travailler sur le corps humain, sur la société des hommes à travers le monde. Car le monde, l’artiste le parcourt et  se confronte aux valeurs des civilisations qu’il rencontre.
Arrivé à Nice à une époque où fleurissaient  des mouvements comme Fluxus  ou le Nouveau Réalisme, FRANTA  ne se laissa pas infléchir par ces turbulences de l’art en France au début des années Soixante.
L’expressionnisme qui est le sien apparaît comme une impétueuse nécessité. Cette quête de l’essentiel à travers les différentes conditions de l’homme dans le monde, sa frénésie de voyages, de rencontres, l’artiste l’évoque dans l’entretien vidéo avec simplicité, sans emphase. Et, de ce témoignage, il me semble que c’est la déchirure d’avec son pays  qui reste le moteur de toute cette énergie.
FRANTA retourne à Prague. Son travail y est reconnu. Mais, les blessures infligées à l’histoire familiale seront-elles pansées par  le geste du peintre ?

 

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