01 avril 2007

Gérard Fromanger

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Lorsque je rencontrai Gérard FROMANGER pour la première fois dans son atelier de Montmartre en 1972, j'ignorais que le travail du peintre allait m'accompagner sur plus de trente ans. Je ne savais pas que l'œuvre de cet artiste pourrait à ce point correspondre, tout au long de ces années, à la relation au monde que l'on serait amené à établir.
Cette connivence objective n'est, bien sûr, pas le fait du hasard.
Gérard FROMANGER précède de quelques années une génération qui est en expansion au début des années Soixante et dont la vague démographique s'apprête à faire exploser les cadres institutionnels, dans l'université d'abord, dans la société des adultes ensuite et peut encore réserver quelques surprises et quelques difficultés dans les années à venir. Le peintre nous parle d'un univers urbain, de ses codes, ses rites, ses mythologies. Il s'implique dans les engagements politiques, travaille avec Jean-Luc GODARD, encore une icône de ladite génération. Mais il ne s'agit pas seulement d'un engagement citoyen.
Gérard FROMANGER est peintre et c'est sa façon d'approcher la peinture qui colle à une époque et une génération. Nous n'en sommes pas encore à la vidéo, internet et le numérique. Ces outils là serviront, à la génération suivante. Nous en sommes à la photographie, au cinéma, aux médias classiques tels que la presse et l'édition.
Ce à quoi la génération des peintres de l'école de PARIS ne pouvait être sensible, ce sont bien ces artistes d'une nouvelle figuration qui l'ont saisi pour être en phase avec une nouvelle génération.
L'image du monde que nous renvoie le peintre est passée à travers ses propres filtres, son optique personnelle, autant de termes qui relient, une fois de plus depuis la camera obscura, le peintre et le photographe.


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Logsc9

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