01 avril 2007
Henri Larrière
L’œuvre d’Henri LARRIERE est connue comme celle d’un sculpteur. Mais, dans son cas, cette description mérite beaucoup de nuances. L’artiste est parti du dessin et de la peinture pour arriver à la sculpture. Il est vrai que, dans un premier temps, sa sculpture, constituée de constructions en bois, de charpentes organisées, imposait sa présence par le volume et le poids.
Au fil du temps, Henri LARRIERE évolue, avec le métal, vers de plus en plus de finesse, de légèreté, sa sculpture dessine dans l’espace.
Son œuvre ne tiendrait-elle qu’à un fil ? On a parlé, à son sujet de « dessin de fer ».
Un aspect de l’œuvre qui ne doit rien au hasard se situe dans le vitrail. Voilà bien une rencontre entre dessin, volume, espace et couleur qui devait plaire au sculpteur. Henri LARRIERE s’est donc investi, notamment en Bretagne où il affronte la réalisation de douze vitraux, à la Chapelle Notre dame du tertre, Châtelaudren dans les Côtes d’Armor.
Parfois le vitrail est la rencontre avec un grand dessinateur (comme ADAMI) . Si cette fois cette rencontre s’opère avec un sculpteur, c’est vraisemblablement que ce sculpteur a fait du trait son geste essentiel. Dans son atelier de l’Essonne, Henri LARRIERE prolonge, chaque jour cette œuvre, toujours plus légère, toujours plus fine. Sa sculpture est devenue un geste dans l’espace, suggéré davantage qu’affirmé , léger comme son ombre et toujours en question.
17:10 Publié dans Portraits | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



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