01 avril 2007
Jean-Claude Latil
Sur une quarantaine d'années d'activité, Jean-Claude Latil a connu des situations très contrastées.
On sait qu'il a exercé, tout d'abord, son art dans le décor de cinéma.
Mais c'est dans la symétrie autour des institutions que son itinéraire a pris un relief particulier.
Le peintre a été co-fondateur de la Coopérative des Malassis avec Cueco, Fleury, Parré et Tisserand.
Ce groupe, "encombrant" sous la Cinquième République n'a pas ménagé ses engagements à travers des œuvres collectives telles que "L'appartemensonge", "Le grand méchoui", notamment, autant de brûlots qui n'avaient rien pour plaire aux institutions du pays. On ne peut oublier ces photos des Malassis, avec un Jean-Claude Latil barbu et chevelu, brandissant, à la sortie du grand Palais à Paris leurs toiles décrochées en protestation de "L'expo 72", au nez des forces de police.
Lorsque, en 1998, je reçois le peintre pour son entretien destiné à l'Encyclopédie, c'est le directeur de l'Ecole des Beaux-arts de Nantes qui se présente. Directeur qui vient de quitter ses fonctions, certes, mais il s'agit bien du représentant d'une des institutions importantes dans le domaine artistique qui vient témoigner. Son parcours dans cette école, comme professeur puis comme directeur, assure d'une expérience riche sur ce plan.
Le peintre "mal élevé" des Malassis et le directeur plus policé de l'Ecole des Beaux-arts cohabitent dans le même homme qui s'exprime devant la caméra. A ce moment, Jean-Claude Latil est redevenu peintre s'interrogeant, en cette fin de vingtième siècle, sur les outils de son art, lui qui a connu le grand écart entre le militantisme des Malassis et l'approche artistique de la génération de demain.
17:15 Publié dans Portraits | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note



Commentaires
je voudrai savoir si vous etes l'auteur d'un texte sur FMalkovsky,texte que j'ai beaucoup appreciee et si c'est le cas
j'aimerai en savoir plus sur vous meme
Ecrit par : marie jose deck | 05 mars 2009
Si votre question s'adresse à l'auteur de la chronique, je ne suis pas l'auteur du texte que vous citez.
Cordialement.
Ecrit par : Guibert Claude | 05 mars 2009
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