01 avril 2007

Nissim Merkado

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L’œuvre du sculpteur Nissim MERKADO, observée avec le recul d’une quarantaine d’années, donne à voir le mouvement du matériel vers l’immatériel.
Si ses premières sculptures assurent une présence physique forte, sanctionnée par des prix de la Jeune Sculpture en 1969, le prix Rodin en 1970, le prix Bourdelle en 1973, une volonté s’affirme : délivrer la sculpture « de l’esclavage de la forme et de la matière ».
Si l’on peut s’interroger sur ce qui reste à la sculpture, une fois supprimées la forme et la matière, Nissim MERKADO indique le chemin : déjà, en 1974, le « projet pour une rencontre cosmique sur le sommet d’une montagne » ambitionne de nous faire toucher du doigt cet invisible qu’il suggère. Egalement son projet pour le viaduc des Egratz en Haute Savoie, au début des années Quatre vingt, jouait avec flèche, courbe, cône pour habiter cet espace. Nissim MERKADO tendait vers cet objectif d’un art dans lequel l’immatériel passait au premier plan, où les notions de vide, tension, interaction remplaçaient le marbre ou le métal. Et l’œuvre a continué d’avancer sur ce vecteur des immatériaux. Le mental et la matière se rejoignent sur un parcours de connaissance et de communication.
Sous couvert de sculpture, Nissim MERKADO a quitté la planète Bourdelle pour un voyage sidéral à l’issue inconnue et peut-être sans retour.


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