01 avril 2007
Victor Laks
L’homme discret, courtois qui accepte de s’exprimer devant la caméra s’appelle Victor LAKS.Il vient témoigner avec humilité sur le cheminement singulier de son œuvre. Car si d’autres que lui sont passés de la figuration à l’abstraction, c’est un étonnant parcours que décrit le peintre.
Le sentiment qui domine, en l’écoutant décrire cette évolution, est que les choses se sont faites presque indépendamment de la volonté de l’artiste.
« Je me suis attaché à observer les formes qui apparaissent sous la main, à les considérer dans leur émergence naturelle. » . Le peintre observe que les périodes de son travail suivent des cycles d’environ une dizaine d’années. Et c’est dans les années Quatre vingt qu’apparaît ce travail singulier, constitué d’éléments innombrables, étroitement imbriqués, formant des ramifications, trames, réseaux envahissants.
Encore une fois, tout cela semble s’imposer au peintre : « Je vois là une histoire qui se raconte et qui est celle de l’existence interne de l’œuvre ».
Quand on sait combien d’autres peintres investissent dans leurs toiles toute l’énergie de leur volonté, de leurs désirs ou de leurs angoisses, cette situation distanciée de Victor LAKS vis à vis de son travail tranche. Le peintre serait la main d’un acte de peindre qui lui échappe.
Le mystère de cette peinture reste entier.
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