02 avril 2007

Bernar Venet

Entre New York et le midi de la France, il a finalement été possible de capturer un moment Bernar VENET à Paris.
Capturer est le mot pour cet artiste qui ne tient pas en place, toujours à l'affût d'un projet, d'une idée.
L'entretien vidéo témoigne de ce bouillonnement incessant qui anime la vie de cet artiste.
Décrire la diversité de ses expérimentations n'est pas résumable dans une note. Dès le début de son activité, Bernar VENET se démarque des pratiques du moment. Les tas de charbons, les dessins de tubes industriels, les diagrammes mathématiques témoignent déjà de cette vivacité de chercheur.
Art conceptuel, arrêt de la production, enseignement, écrits sur l'art, reprise de la production, angles et arcs, lignes indéterminées. On s'essouffle à vouloir suivre l'énergie créatrice de celui qui est devenu sculpteur.
Les œuvres installées en milieu urbain se multiplient. Mais déjà, alors que cet aspect de son œuvre le situe de manière reconnaissable, Bernar VENET est reparti vers d'autres recherches.
Son témoignage pour l'Encyclopédie se déroule ainsi sur ce rythme effréné, de peur de ne pas tout dire, d'en oublier une partie, crainte de n'avoir pas fait le tour de sa richesse inventive.
Le jour de son passage trépident dans notre studio, Bernar VENET exprimait la déception de s"être vu refuser un projet pour l'exposition des Champs de la Sculpture: il avait posé une ligne droite gigantesque, adossée à l'arc de Triomphe, ramenant avec humour le monument à une autre échelle. Il me demanda de photographier le photo-montage du projet pour que l'idée ne soit pas perdue et serve au moins dans son module vidéo.
Les champs de la sculpture l'accueillirent néanmoins avec d'autres œuvres du sculpteur, plus sagement installées dans un parc, comme si Benar VENET pouvait rentrer dans le rang.
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Logsc9

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