02 avril 2007
Bernard Rancillac
En 1973, Bernard RANCILLAC avait accepté de recevoir une photographe de l’association I.R.I.S., préfiguration de la production IMAGO. Depuis cette époque, nous avons pu croiser la route du peintre à plusieurs reprises. En 1985, il fut possible de filmer l’artiste dans son exposition au Forum des Halles à Paris. Cette année là, le peintre, comme souvent, ruait dans les brancards en mettant tout en œuvre pour sortir du cadre : tableaux sur des cubes, des puzzles, des formes inédites. Tous les moyens semblaient bons pour ne plus accepter le plan du tableau.
Un tournage fut également organisé dans son atelier en région parisienne.
Dans cet atelier, entre un épiscope et des collections de Cinémonde, entre les toiles et les photos de jazz , le peintre s’emploie à décrire, décrypter, décomposer, recomposer les images pour mieux nous amener à prendre nos distances.
Réputé pour son histoire jointe à la Figuration Narrative, connu également pour ses prises de position politiques, Bernard RANCILLAC cache sous sa réserve apparente une forme de timidité et un caractère fort. Lorsqu’il accepta en 1995 de venir témoigner pour l’Encyclopédie, le peintre exprima ses doutes sur le devenir de la peinture en général et de la sienne en particulier. Les années qui suivirent montrèrent pourtant, à travers des expositions importantes, toute la santé de son travail.
Depuis trente ans, il évoque la guerre du Vietnam, l’affaire Ben Barka, la guerre israélo-palestinienne, la situation des femmes algériennes. Le peintre est présent au monde et s’implique. Les mythologies de notre époque ne le laissent pas indifférent ; les stars Hollywoodiennes des années s’invitent dans son univers.
Bernard RANCILLAC ne se laissera pas enfermer dans le costume d’un peintre politique.
Peintre lucide, citoyen engagé, son goût de liberté reste le plus fort.
copyright
09:17 Publié dans Portraits | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



Écrire un commentaire