02 avril 2007
Francisco Sobrino
S’il est espagnol, c’est en Argentine que l’artiste cinétique Francisco SOBRINO engage son œuvre artistique sur un chemin qu’il ne quittera plus.
C’est, en effet à Buenos Aires où il se retrouve dès l’âge de dix sept ans que Francisco SOBRINO entre à l’Ecole nationale des Beaux-arts. C’est encore à Buenos Aires que les contacts se nouent avec LE PARC, DE MARCO, GARCIA-ROSSI ; ce sont donc déjà certains des artistes du futur groupe du G.R.A.V. qui se destinent à venir en France où, peu de temps après son arrivée à Paris, SOBRINO fait partie des fondateurs de ce fameux « Groupe de recherche des arts visuels » où les Français MORELLET, STEIN et YVARAL participent à l’aventure. Car c’est bien une aventure mémorable qui commence. Si l’art cinétique a pu paraître daté et donc passé, le G.R.A.V. a posé des jalons pour des approches de l’art très actuelles.
Francisco SOBRINO me rappelle avec amusement, dans son témoignage vidéo, que lors de la biennale de 1963 à Paris, les artistes du GRAV présentaient leurs œuvres cinétiques (dont les sculptures de SOBRINO) et que les organisateurs leur avaient proposé un couloir inoccupé pour intervenir. Les artistes fabriquèrent des colonnes noir carrées sur roulettes, dans lesquelles ils s’enfermèrent pour les faire circuler dans le couloir en question. SOBRINO m’explique que les visiteurs prêtèrent davantage d’attention à cette action qu’aux œuvres minutieusement réalisées. Les prémisses d’un art relationnel étaient là quarante ans avant les travaux actuels. Ceux qui, comme SOBRINO, participèrent à ce groupe ont à leur actif une expérience toute particulière par rapport aux autres artistes cinétiques.
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