02 avril 2007

Gérard Schlosser

retour à l'Encyclopédie

Parmi les artistes généralement désignés sous l’étiquette de Figuration narrative, Gérard Schlosser n’est pas le plus véhément ni le plus impétueux.
Mais depuis près de quarante ans, il fait tranquillement son chemin personnel sans dévier de son propos. Son témoignage pour l’Encyclopédie révèle ce parcours et son rythme.
Gérard Schlosser aime son prochain et le fait savoir. Avec son appareil photo, il a soigneusement cadré, photographié, sélectionné, détail après détail, la matière de ses oeuvres.
A partir de cette investigation paisible, il réalise des tableaux où la précision technique de la peinture l’a fait parfois confondre, à tort, avec l’hyperréalisme.
Mais ce n’est pas le constat glacé de l’hyperréalisme qu’il nous offre. Gérard Schlosser saisit des moments de notre vie. Ces instants m’apparaissent davantage comme des moments cinématographiques figés que comme des instantanés photographiques.
S’il y a bien un artiste pour lequel les titres des tableaux ont une importance, c’est bien Gérard Schlosser. Chacun d’eux transforme le tableau en histoire vécue.
« C’est mieux sans » , « Ils ne le diront pas » , « Tu as pensé à envoyer les papiers à la Sécurité Sociale ? » , « Il m’avait dit d’attendre au café du port ».
Voilà ! Gérard Schlosser continue à son rythme ; il n’a pas une production imposante. Il prend le temps de regarder autour de lui, de nous regarder vivre quand le quotidien nous fait perdre de vue l’étrangeté de notre condition.


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Logsc9

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