02 avril 2007
Grégorio Vardanega
L’itinéraire de Grégorio VARDANEGA est indissociable de celui de sa compagne, Marta BOTO, décédée en octobre 2004. D’origine italienne, l’artiste s’est retrouvé, enfant, en Argentine où ses parents avaient émigré. C’est donc un artiste d’Amérique Latine qui ,depuis près d’un demi-siècle, a développé, en France avec sa compagne, sa recherche dans l’art lumino-cinétique.
Grégorio VARDANEGA, avec discrétion, courtoisie, a maintenu le cap de son choix artistique sans soulever, comme d’autres, la tempête, la polémique, la turbulence. Il a réservé son énergie pour la concentrer dans son œuvre. Dans son entretien pour l’Encyclopédie, il revient, sans nostalgie, sur ces années à Buenos Aires où la profusion des groupes d’artistes témoignait d’une intense activité créative.
Dans son appartement-atelier parisien, il n’y a guère de place pour circuler. Beaucoup d’œuvres s’y entassent, anciennes ou récentes, attendant peut-être qu’on veuille bien leur porter un nouveau regard. Les temps florissants de l’art cinétique remontent déjà assez loin dans le temps. Grégorio VARDANEGA ne manifeste pas, pour autant, d’amertume si l’engouement pour cet art s’est éloigné.
Ces artistes ont rêvé, eux aussi, d’un art total pour notre quotidien. Ils ont rêvé d’un art à l’échelle de la cité. J’ai revu, dix ans après notre première rencontre l’artiste désormais seul.
La courtoisie et la discrétion sont toujours présents. Grégorio VARDANEGA m’a donné la possibilité d’examiner de vieux films 16 mm tournés par lui en Argentine au début des années Cinquante et à Paris au début des années Soixante.Mouvement et image animée: c’est bien, en effet, une complicité qui réunit les cinétiques et les cinéastes.
11:21 Publié dans Portraits | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



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