02 avril 2007
Hugh Weiss
Certains itinéraires d’artistes apparaissent, à l’évidence, comme des destins. Hugh WEISS, né américain et naturalisé français à soixante dix ans, est fils de fabricant de drapeaux. A onze ans on dit de lui « Ce garçon est un artiste ». Il le croit.
Tout le reste semble aller de soi, comme si les études artistiques, les bourses, prix, voyages, expositions, salons n’étaient qu’une suite logique et tranquille.
Cette apparente facilité a vraisemblablement donné au peintre une grande idée de liberté dans son travail. Certes Hugh WEISS reconnaît avoir subi l’influence du mouvement COBRA. DUBUFFET, DE KOONING et certains aspects de l’abstraction lyrique ont également compté pour lui. Mais, au bout du compte, c’est une promenade jubilatoire sur cinquante ans de peinture que nous offre un peintre plus calme que sa peinture, plus tranquille que ses tableaux.
Si son œuvre s’est trouvée rapprochée également de la figuration narrative, notamment avec sa participation aux « Mythologies quotidiennes II » en 1977 à l’ARC, musée d’art moderne de Paris, c’est un peintre solitaire qui, jour après jour, a développé avec humour et causticité ses propres thèmes : « les chutes d’Icare », « les fauteuils », « les éléphants », « les architectures », « les cathédrales » et c…
Et si son épouse, la photographe Sabine WEISS nous donne une image poétique de notre monde, Hugh WEISS se réjouit d’être l’iconoclaste.
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