02 avril 2007
Ilio Signori
Comme beaucoup de sculpteurs, Ilio SIGNORI s’est intéressé au corps humain depuis le début de son itinéraire artistique. Dans les années Soixante, cette création se dirige vers la recherche du mouvement. Ce travail, sous prétexte de figuration humaine, tend vers l’expression de valeurs impalpables, telle que la violence par exemple.
Mais un autre paramètre décisif intervient dans son œuvre : Ilio SIGNORI adore le dessin qui prend chez lui l’allure d’un exercice comparable à une respiration quotidienne. Si bien que, plus récemment, son travail de sculpteur s’en trouve changé : la sculpture devient filiforme, comme un dessin dans l’espace. La série des « Caddies » au début des années Quatre vingt dix manifeste cette mutation dans son œuvre. Cet objet quotidien à roulettes devient, chez le sculpteur, un dessin sculpté, vivant presque. Les « Tables en dialogue », à la même époque, participent de cette nouvelle approche de la sculpture. Même chose pour les « Fauteuils sans rémission » qu’il sculpte comme il dessine.
Assurément dessin et sculpture se répondent d’une œuvre à l’autre.
Venu s’exprimer devant la caméra de l’Encyclopédie, Ilio SIGNORI se livre à ce petit exercice de dessin, montrant à quel point la vivacité du geste témoigne de sa grande facilité pour cet exercice. La peinture n’échappera pas à sa curiosité, même si la sculpture reste l’axe majeur de son œuvre. Chez ILIO SINGORI, sculpteur, le naturel semble être revenu au galop pour donne aux pièces une vie, une mobilité, une légèreté rafraîchissantes.
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