02 avril 2007
Jack Vanarsky
La première rencontre avec une œuvre de Jack Vanarsky remontait à un Salon de Mai à Paris au début des années Soixante dix. Sur un socle, un bras animé baigné par une lumière qui ajoutait à l’étrange, s’offrait au regard. Immédiatement, cet objet venu de nulle part tranchait avec toutes les sculptures alentours. Depuis cette époque, l’artiste a su développer cette œuvre inclassable, si personnelle. Inclassable, car s’il s’agit bien de mouvement, il est bien difficile de l’apparenter à l’art cinétique en général. Seule la lenteur qui caractérise ses sculptures pourrait le rapprocher de Pol Bury mais la comparaison s’arrête là.
Jack Vanarsky a fait partie de l’OUPEINPO, groupe à l’histoire instable où l’on retrouve aussi bien Jean Dewasne que Carelman. Les œuvres de ces artistes sont si éloignées les unes des autres que toute tentative de comparaison serait vouée à l’échec.
Donc Jack Vanarsky est un artiste solitaire à l’origine d’une œuvre singulière.
Après l’avoir reçu pour son témoignage dans l’Encyclopédie, il fut possible de réaliser un tournage dans la grande exposition personnelle que lui consacra la Maison de l’Amérique Latine. Touts ces œuvres réalisées à partir de lamelles animées électriquement constituaient un ensemble presque inquiétant. L’artiste nous fait perdre nos repères dans ce monde vivant mais incompréhensible. Si le bras animé du Salon de Mai trente plus tôt pouvait être perçu comme vivant, les objets (table, chaise, tableau et c..) peuvent –ils être vivants ? De quel droit ? Nous voilà en présence de mutants dont on ne sait si Jack Vanarsky, dans ses habits de Docteur Frankenstein, maîtrise l’évolution. Méfiance !
11:18 Publié dans Portraits | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note



Commentaires
Felicitaciones por la obra en el Museo del Tigre. Esplendida!
Enviame tu email y te contare sobre los otros artistas en la familia
Écrit par : alcira gvirtzman de kreimer | 01 février 2009
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