02 avril 2007
Louis Pons
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L'itinéraire d'un artiste peut être dessiné parfois par un parcours classique, jalonné d'écoles des Beaux-arts, d'ateliers de maîtres. Il arrive également qu'un artiste connaisse un chemin insolite.
Louis PONS appartient à cette deuxième description.Il apprend le métier d'ajusteur mais ne l'exerce pas. Comptable (mais un mois seulement s'excuse-t-il, à cause ou grâce à une addition fausse), vendangeur, peintre en bâtiment....
Mais c'est le "petit métier" de dessinateur de presse à la Libération dans les journaux de la résistance, à Marseille, qui révélera son véritable destin.Evoquant le terme de chemin insolite, je m'aperçois que ce mot décrit à la fois l'homme et l’œuvre.
L’œuvre de Louis PONS est insolite, mais aussi insolente. S'il aime dire que "la décharge publique est un musée qui a raté son coup", lui n'a pas raté son oeuvre, puisée dans le bric à brac de sa maison du Var. Un animal empaillé, un bout de ferraille, la tête d'une poussée cassée sont les ingrédients de sa palette.
Insolite, l'homme l'est aussi. Quelque peu difficile à convaincre, l'artiste ne se sent pas comme communicateur ni commun tribun ; Cela tombe bien : nous ne préparons pas une campagne électorale.Il finit par accepter l'entretien vidéo.
Aussi, c'est avec un sourire permanent et un rire presque gêné qu'il ponctue chaque phrase cachant une timidité certaine.Louis PONS parle de son oeuvre presque en s'excusant. Il sait que même les singuliers de l'art sont classés en "singuliers". Il est bien difficile de rester insolite.
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