02 avril 2007
Luis Tomasello
Si l’art cinétique et l’optical art sont des termes qui tentent de cerner les réalités mouvantes et insaisissables des oeuvres reconnues dans cette tendance de l’art contemporain, il est généralement plus facile d’observer quels sont les artistes qui ont fait appel au mouvement réel et ceux qui ont utilisé le mouvement virtuel.
Luis TOMASELLO, né en Argentine, arrive en France en 1957. C’est donc près de cinquante ans de recherches cinétiques que l’on peut évoquer à son sujet.
Hors, cet artiste n’a pas utilisé le mouvement réel de l’objet, il n’a pas non plus eu recours à des procédés lumineux électriques.
Son travail, identifié comme cinétique, fait donc appel à une conjonction de critères qui permettent de justifier sa présence dans ce mouvement.
Luis TOMASELLO a ainsi développé une œuvre très épurée, qui tend vers l’essentiel, où la lumière joue sur un plan fixe. Et le mouvement ? On peut déjà répondre que le déplacement du spectateur jour un rôle important (comme chez AGAM) et ce déplacement correspond bien à un mouvement physique réel. Mais l’aspect le plus original de son œuvre tient aux effets obtenus par la réflexion de la lumière sur ce plan fixe où les reliefs géométriques créés par l’artistes piègent la lumière et notre regard par la même occasion.
Alors que l’art cinétique est le plus souvent généré par le mouvement réel de l’objet ? Luis TOMASELLO nous montre du doigt les deux responsables du mouvement : le soleil et le spectateur. Cette révélation a permis de porter l’expérimentation à l’échelle de la cité. Dans les villes, sur les murs des immeubles, l’artiste a créé ses plus grandes réalisations , rendant visible , dans un quotidien si souvent inerte, la richesse ondulatoire de la lumière.
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