02 avril 2007

Marta Pan

Retour à l'encyclopédie


Quand, au début des années Soixante dix, je voyais au parc floral de Vincennes, flotter sur le plan d'eau une sculpture de Marta PAN, j'ignorais que j'aurais la chance de la rencontrer trente ans plus tard et l'entendre témoigner sur son itinéraire de sculpteur.
Déjà, à l'époque, j'avais été frappé par la grande simplicité apparente de l'œuvre liée à l'idée peu commune pour l'époque de réaliser une œuvre flottante. On était loin des préoccupations de l'art cinétique, saturé de machineries complexes et d'effets optiques et pourtant il y avait là une sculpture totalement mobile, au gré du vent et des mouvements de l'eau.
Cet élément de l'eau, Marta PAN ne l'a pas oublié, notamment dans ses œuvres récentes à Sain-Quentin en Yvelines.
Dans le studio d'IMAGO, Marta PAN se montre réservée, économe de gestes. Mais on sent, chez elle, une détermination, une volonté très ferme pour ce qui est de son œuvre, de l'image qu'elle donne d'elle même et de son travail.
Comme pour ses sculptures, Marta PAN veut faire beaucoup avec peu et son oeuvre manifeste remarquablement cette efficacité dans le choix des formes simples.
Au sein d'une architecture, une telle œuvre prend encore davantage de force. Epouse de l'architecte André WOGENSKY, Marta PAN eut l'opportunité de confronter souvent cette recherche élémentaire aux architectures collectives. Mais, c'est peut-être à Saint-Remy Les Chevreuses, avec la maison qu'André WOGENSKY conçue pour le couple, que ces œuvres trouvent leur place naturelle, entre nature et architecture,habitantes paisibles du parc attenant.
C'est bien, en effet, la présence humaine qui justifie l'œuvre, comme cela a déjà été écrit, entre le ciel, la terre, l'eau et l'homme.


copyright
Logsc9

Écrire un commentaire