02 avril 2007
Philippe Scrive
Si Philippe SCRIVE vit en France depuis de nombreuses années, il n'est pas inutile de rappeler qu'il vient du grand Nord canadien. Cette composante de sa personnalité a joué un rôle déterminant dans son œuvre de sculpteur. Les vieilles photos noir et blanc qu'il voulut bien me confier pour le montage de son module vidéo retracent cette vie avec les grands espaces, le bois, le transport de ces énormes billes de bois par des attelages de chevaux à travers les forêts.
Toute cette mémoire de jeunesse, l'artiste l'a mise en valeur au travers d'une œuvre où ce bois fut le matériau privilégié. Privilégié, mais pas unique. En effet Philippe SCRIVE a utilisé également des matières plastiques dans une période de son travail. Mais le naturel est revenu en force et la dimension totémique de l'œuvre s'affirme.
Je garde, notamment, le souvenir, de ce tournage au Symposium de sculpture dans la ville nouvelle du Vaudreuil en 1979, où parmi d'autres sculpteurs, Philippe SCRIVE érigea un de ces totems dont la mémoire indienne ne devait pas être absente.
Au Musée d'art contemporain de Dunkerque, le sculpteur a érigé un portique monumental qui donne le sentiment d'être tout à fait indestructible.
Ainsi, Philippe SCRIVE appartient à cette catégorie de sculpteurs pour lesquels l'œuvre doit être signalétique, repérable, durable. Loin de l'éphémère, ce travail s'inscrit dans le temps et dans l'espace comme une volonté de durer, comme une trace de civilisation, peut-être comme les sculptures de l'Ile de Pâques. Pour Philippe SCRIVE, l'art est une activité symbole de paix. Raison de plus pour qu'elle soit conçue indestructible.
10:06 Publié dans Portraits | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



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