02 avril 2007
Satoru Sato
Il y a plus de trente ans, Michel SEUPHOR, qui habitait le centre du monde de l’art géométrique, m’avait fait connaître SATORU SATO . Le jeune artiste japonais vivait à Paris et parlait douloureusement le français. Commentaire facile pour moi qui ne comprenais pas un mot de japonais.
Si l’on prend aujourd’hui cette perspective de trente ans, il est clair que SATORU SATO a maintenu le cap d’une rigueur géométrique à laquelle il a su apporter des développements hors du tableau, en direction de l’espace public.
Le peintre et sculpteur fait partie de cette internationale historique : Le groupe MADI, dont Carmelo ARDEN QUIN fut un des fondateurs éminents. Ce mouvement, moins célèbre que DADA, a cependant réussi à rassembler, depuis plus d’un demi-siècle des artistes de tous pays et de toutes générations autour du néo-plasticisme et de l’art géométrique.
Comme SATORU SATO avait l’âge de un an quand le groupe MADI fut créé, on devine qu’il est un adhérent de la deuxième génération. Il reste que son opiniâtreté a conduit cet artiste vers la réalisation d’imposantes œuvres, notamment au Japon. A sa manière, l’artiste établit sa propre relation entre l’art et le paysage, nous montrant ainsi que son travail à la recherche de l’élémentaire rejoignait sans peine la nature et la place que l’homme y occupe.
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