Ce n’est pas céder au cliché d’écrire que le jour où Sayed RAZA est venu à la production IMAGO pour l’entretien vidéo, c’est un sage de l’Inde qui nous rendait visite.
Sayed RAZA, avec son histoire, sa culture, sa philosophie et son art devait transmettre un message plutôt que donner une interview. Cet homme calme, aux gestes lents, déterminait, par sa seule parole, le rythme et le ton de l’entretien.Je n’avais pas en face de moi un brillant communicateur, un tribun ou un polémiste. C’était bien un sage, venu de son Inde natale délivrer une parole.
Comme si tout cela était déjà prévu depuis longtemps, écrit dans l’histoire du temps.Il n’était point besoin, à la limite, de poser des questions. Sayed RAZA savait ce qu’il fallait dire à cet endroit là, ce jour là. Pourquoi dialoguer ? Sans me connaître, il devait savoir déjà depuis longtemps quelles seraient mes questions ; celles-ci n’avaient d’ailleurs pas d’importance.
Je le répète : Sayez RAZA savait et parlait.Le Bindu, le Grand point Noir d'où naît la genèse de la création, d'abord la lumière, puis les formes et les couleurs, mais aussi les vibrations, l'énergie, le son, l'espace, le temps, tout cela est source de son œuvre.Qu’aurais-je pu ajouter ?Seule faille où je retrouvai l’espace d'une interrogation : Sayed RAZA, après un demi-siècle de présence en France, souffrait que la reconnaissance de son oeuvre ne soit peut-être pas à la mesure de son cheminement exemplaire.



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