02 avril 2007

Yves Popet

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Chez les hommes de science, certains travaillent à l’échelle de la planète pour étudier la tectonique des plaques ou l’infinie complexité de la météorologie ; d’autres consacrent leur existence aux secrets de la matière.
Chez les peintres, il me semble que, là aussi, certains d’entre eux vouent leur œuvre à cette recherche dans les éléments les plus fondamentaux. Je pense, bien sûr, à Aurélie NEMOURS qui a dédié sa vie à cette ligne implacable. En France, d’autres artistes ont suivi cette voie. Yves POPET est de ceux là.
Parler de rigueur à son propos serait trop faible. Les peintres de cette lignée n’ont pas le choix. Leur destin semble scellé par cette impérieuse nécessité.
Depuis longtemps se sont opposés les peintres « qui font des carreaux de cuisine » disent les gestuels à ceux qui font « la peinture qui coule » disent les tenants de l’art géométrique. Les salons parisiens ont soigneusement séparé les uns et les autres. Il y a une vingtaine d’années, Michel SEUPHOR me rappelait avec gourmandise cet affrontement historique.
Au-delà de cette opposition anecdotique, c’est bien tout un pan de l’abstraction qui, depuis Mondrian et Cercle et Carré, poursuit inlassablement, avec une abnégation silencieuse, cette quête de l’absolu. Yves POPET n’est pas au bout de ses peines, ni de ses joies.

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Logsc9

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