06 avril 2007
Niele Toroni
Si le peintre François Morellet se décrit comme « rigoureux-rigolard » , on peut sans grand risque d’erreur, appliquer cette même formule au peintre Niele Toroni.
Artiste Suisse vivant en France, Niele Toroni fut difficile à convaincre pour prendre le chemin du studio d’enregistrement vidéo. Pour tout dire, il s’était passé plusieurs années entre la première tentative, infructueuse, et la seconde en 2006.
Niele Toroni aborde l’entretien avec une grande décontraction , prenant tout avec beaucoup de recul. C’est bien le versant « rigolard » de la formule évoquée qui se manifeste à ce moment.
Mais l’aspect « rigoureux » existe bien. Niele Toroni , lors du montage de son module vidéo, ne laisse rien au hasard. Il est précis, minutieux, attentif, voire exigeant. Loin de l’apparente distance lors du tournage, c’est bien la démarche rigoureuse de cette artiste qui fait l’objet de toutes les attentions.
Il n’est ni banal ni facile de consacrer quarante ans de son travail à l ’exigeante démarche qui consiste à poser des « Empreintes de pinceau n°50 répétées à intervalles réguliers de 30 cm. ».
Niele Toroni passe très vite sur la moment collectif de BMPT, où il se retrouva en 1967 avec Buren, Parmentier et Mosset.
Depuis quarante ans, Niele Toroni assume seul , entre rigueur et jeu, cette implacable interrogation sur la peinture.
Claude Guibert
10:05 Publié dans Portraits | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



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