04 mai 2007

A propos du décès de Jean Le Moal

  Dans le quotidien  "Le Monde" du 3 mai, Philippe DAGEN évoque la disparition de Jean LE MOAL

 

Jean Le Moal, peintre
LE MONDE | 03.05.07
© Le Monde.fr

02 avril 2007

Le groupe BMPT

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Le groupe BMPT, même si certains des artistes récusent le terme de groupe, a marqué un moment de la peinture dans les années Soixante. Nous citons ici un extrait d’un texte de Jean-Louis ANDRAL, (ADPF) :

« En janvier 1967, lors de sa XVIIIe édition, quatre jeunes artistes, Daniel Buren Olivier Mosset, Michel Parmentier et Niele Toroni qui s'étaient constitués en groupe (BMPT) le 24 décembre 1966 - Michel Troche pensait-il à eux lorsqu'il écrivait en avant-propos du catalogue : « Je me félicite de plus en plus qu'une bande de "voyous" terrorise le Salon de la jeune peinture » ? -, allaient pour la première fois mettre en évidence, à l'aide de toiles très particulières, le mutisme de l'oeuvre d'art ne signifiant plus rien que sa propre présence, sourde à tous présupposés d'ordre esthétique ou idéologique. Mais « la peinture, jusqu'à preuve du contraire, étant par vocation réactionnaire », ils décrochèrent, le 3 janvier, jour du vernissage, leurs travaux des cimaises du musée d'Art moderne de la Ville de Paris, qui allait fonder, cette même année 1967, l'ARC (Animation, Recherche, Confrontation), et il fallut attendre six mois pour les revoir, en juin, au musée des Arts décoratifs, lors d'un happening où rien ne se passa.

Dans une salle de conférences étaient accrochées, au-dessus de la scène, sur deux rangées, quatre toiles de même format carré, respectant le sens de lecture alphabétique. La toile de Buren était divisée en rayures de couleurs, verticales et égales, et recouverte en ses deux extrémités de blanc ; celle de Mosset,, sur le fond blanc, était marquée en son centre d'un cercle noir ; Parmentier, quant à lui, avait alterné sur la sienne de larges bandes horizontales grises et blanches, et Toroni montrait des empreintes de peintures à intervalles réguliers, réalisées en quinconce avec une même brosse.

Pour décontenancer davantage le public, les artistes distribuèrent un document se contentant de décrire les oeuvres qui étaient mises en scène et refusant ainsi tout commentaire autre que le « slogan » de la « Manifestation 1 », puisque tout ceci était monté avec des méthodes proches de celles qu'utilise la publicité pour lancer un nouveau produit : « Buren , Mosset, Parmentier, Toroni n'exposent pas » (nous soulignons). Comme devait l'écrire Michel Claura, lors de la quatrième et dernière manifestation de cette association éphémère d'individus, dans le catalogue de la 5e Biennale de Paris, en septembre 1967, où ces peintures allaient retrouver les salles qu'elles avaient quittées précipitamment quelques mois plus tôt : « Buren, Mosset, Parmentier, Toroni, c'est l'abandon délibéré de la sensibilité qui a toujours été l'élément moteur et la force d'attraction de l'oeuvre d'art. Toutes les toiles de Buren - et il en est de même pour celles de Mosset, pour celles de Parmentier, pour celles de Toroni - sont identiques. Il n'y a plus de notion de perfectibilité. On chercherait vainement l'illusion qu'ils nous proposent. Une peinture aussi "réduite" n'est ni le tout ni le rien. Ni réconfort ni malaise ne sont à quêter dans leur peinture. Il n'y a pas de communication. Le spectateur est laissé seul avec lui-même. Le contact avec l'oeuvre d'art a perdu sa "qualité" principale : sa propriété émolliente. (...) La peinture de Buren , Mosset, Parmentier, Toroni, ne fait qu'exister. » Les quatre artistes se sépareront le 5 décembre 1967.»

Parmi les artistes concernés, Michel PARMENTIER est décédé.

Le groupe Supports/surfaces

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Dans la note précédente, j'évoque la disparition de Jean-Pïerre PINCEMIN. C'est l'occasion pour revenir sur le groupe SUPPORTS/SURFACES auquel PINCEMIN a participé.

Le texte ci-dessous , de Nezemi Dumousseau , évoque l'histoire de Supports/surfaces.

" En juin 1969, lors d'une exposition au musée du Havre intitulée « La peinture en question », Louis Cane, Daniel Dezeuze, Patrick Saytour et Claude Viallat déclarent: « L'objet de la peinture, c'est la peinture elle-même et les tableaux exposés ne se rapportent qu'à eux-mêmes. Ils ne font point appel à un "ailleurs" (la personnalité de l'artiste, sa biographie, l'histoire de l'art, par exemple). Ils n'offrent point d'échappatoire, car la surface, par les ruptures de formes et de couleurs qui y sont opérées, interdit les projections mentales ou les divagations oniriques du spectateur. La peinture est un fait en soi et c'est sur son terrain que l'on doit poser les problèmes.
Il ne s'agit ni d'un retour aux sources, ni de la recherche d'une pureté originelle, mais de la simple mise à nu des éléments picturaux qui constituent le fait pictural. D'où la neutralité des oeuvres présentées, leur absence de lyrisme et de profondeur expressive. » Sur le plan formel, Claude Viallat résumait clairement leurs travaux : « Dezeuze peignait des châssis sans toile, moi je peignais des toiles sans châssis et Saytour l'image du châssis sur la toile. »
Le groupe " Supports/Surfaces " fut un mouvement éphémère: La première exposition du groupe se tient en 1969 au Musée d'art moderne de la Ville de Paris. Elle regroupe des artistes privilégiant la pratique de la peinture qui interroge ses composants élémentaires. Remettant en question les moyens picturaux traditionnels, ces artistes associent à cette recherche une réflexion théorique et un positionnement politique au sein de la revue "Peinture- Cahiers théoriques." Des dissensions apparaissent entre les membres du groupe et la scission arrive en 1972 .(…)
Dés 1966 le support traditionnel est remis en question : Buraglio récupère des morceaux de toile et des éléments de fenêtre qu’il assemble. Dezeuze dissocie la toile du chassis. Viallat emploie des matériaux de récupération, toiles de bâche, parasols, tissus divers, corde nouée ou tressée. Il restera ensuite jusqu’à nos jours fidèle à ces supports. Bernard Pages et Toni Grand travaille sur le bois et les cordes. Jaccard utilise des cordes nouées pour imprimer leurs empreintes sur la toile, qu’il expose simultanément avec les cordes qui ont servi d’outils. Enfin Rouan peint deux toiles qu’il découpe et tresse ensemble. Saytour revisite la technique du pliage
Pincemin et Viallat répètent de façon neutre le même motif. Cane utilise des tampons et Viallat applique de la couleur au Pochoir. De plus Meurice et Viallat utilise des colorants destiné à l’artisanat. Toutes ces pratiques témoignent de la volonté d’un retour au geste primitif."

Jean-Pierre PINCEMIN était le benjamin du groupe et portait, comme sur beaucoup d'autres choses, un regard distant sur cette période de son activité. Dans l'entretien vidéo réalisé avec lui pour l'Encyclopédie, il décrit avec humour la façon dont il avait vécu ce moment de travail.

Le groupe Espace

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Dans ces notes, nous avons évoqué plusieurs fois les groupes d’artistes éphémères ou durables qui se sont manifestés dans la seconde moitié du vingtième siècle. Parmi ceux-ci, au début des années Cinquante , le groupe ESPACE , lui aussi, avait rêvé d’une approche globale de l’art dans la société .

Avec la parution en 1951 d'un manifeste non daté et l'appui de la revue Art d'aujourd'hui (fondée en 1949 par l'un des membres du groupe : André Bloc), les 23 signataires plasticiens - dont Del Mare, le président , Béothy, Desserprit, Gorin, Jacobsen, Lardera, Schöffer, et Vasarely... ainsi que des architectes – revendiquent l'intégration ou la " synthèse des arts " avec des techniques contemporaines, dans une expression non figurative qui intervient directement sur la communauté, la création plastique doit être fonctionnelle, s'inscrire dans un " espace réel ".

André BLOC avait, lui-même , à partir de 1964, construit à Meudon une série de «sculptures-habitacles» concrétisant ses idées sur la synthèse entre l'architecture et la sculpture dans une «forme libre».
Enfin, un des points qui trouvera son application dans l'exposition de plein-air du groupe, a Biot en 1954 , est mis en évidence dés 1951, lorsque les signataires du manifeste préconisent : " un art devenu spatial par la pénétration de la lumière dans l'oeuvre , un art dont la conception et l'exécution s'appuient sur la simultanéité des aspects dans les trois dimensions non suggérées, mais tangibles ".
Une des artistes présentes dans l’Encyclopédie, Aurélie NEMOURS , a adhéré, en 1957, au groupe ESPACE .

Le groupe MADI

Le groupe MADI est évoqué dans cet extrait d’un texte écrit au sujet de l’artiste Roger DESSERPRIT par Marie LAPALUS. :

« Dégagé du contexte de l'école des beaux-arts tant sur le plan de l'apprentissage que du point de vue intellectuel, Desserprit est à même d'entrer en contact avec le milieu artistique. C'est par l'intermédiaire de poète André Frénaud (né à Montceau-les-Mines en 1907,ayant publié en 1943 Les Rois mages), qu'il fait la connaissance de Bazaine, Ubac et Vieira da Silva dont il fréquente régulièrement les ateliers. Chez Vieira da Silva et chez son mari Arpad Szenes, il rencontre le milieu sud-américain et tout spécialement l'Uruguayen Carmelo Arden Quin, ami du couple depuis les années d'exil de ce dernier au Brésil entre 1940 et 1947. Celui-ci était initiateur du mouvement Madi (carMeloArtDen quIn) qu'il avait fondé en 1946 ; arrivé à Paris en 1948, il reprend ses activités artistiques avec Juan Mele, gregorio Vardanega et José Bresciani, fait de multiples recontres ; Michel Seuphor, Marcelle Cahn, Herbin, Arp, Del Mare. En 1949, il participe au tout jeune salon des Réalités Nouvelles (fondé en 1946). Une exposition Madi est organisée au mois d'Avril 1950 à la galerie Colette Allendy, regroupant des oeuvres de Arden Quin, Bresciani, Desserprit, Eielson, Vardanega . L'ensemble sera d'ailleurs transféré au salon des Réalités nouvelles de cette même année. A ce moment, Roger Desserprit s'inscrit dans le mouvement pictural d'avant-garde.

Les théories madi relèvent d'une esthétique abstraite de type géométrique issue du néoplasticisme de Mondrian, des réflexions sur l'art concret de van Doesburg - réflexions auxquelles on peut rattacher le passage suivant du manifeste madi de 1946 : " L'oeuvre est, n'exprime pas, l'oeuvre est, ne représente pas, l'oeuvre est, ne signifie pas " -- . c'est Arden Quin qui a initie le jeune peintre français aux règles d'utilisation de la section d'or, ainsi qu'à la suite de Fibonacci qui, de façon très rigoureuse entre 1950 et 54, seront utilisées par Desserprit ...»

Artistes Argentins en France

Comme dans la note précédente, voici un extrait d’article trouvé sur Internet, pour lequel nous mettons en lien les noms d’artistes présentés dans l’Encyclopédie.
Il s’agit, cette fois, d’un article de Ricardo Mosner, sur les artistes argentins en France.
Pour cette histoire marquée par les allers-retours permanents entre l’Argentine et la France, c’est l’occasion d’évoquer l’investigation de l’Encyclopédie à partir d’une sélection par pays.

« Après la Deuxième Guerre mondiale, les artistes reprirent le chemin de Paris. Avec le cinétisme, une nouvelle génération d’artistes argentins (Julio Le Parc, Luis Tomasello, Hugo Demarco, Horacio Garcia-Rossi, Francisco Sobrino, Marta Boto, Gregorio Vardanega) bouscula l’idée reçue d’une filiation traditionnellement européenne. Le Parc, premier arrivé par l’intermédiaire de Vasarely à la galerie Denise René, se livra à des expériences optiques utilisant le reflet de plaques métalliques mises en mouvement par l’action de l’air ou de l’électricité. De même, des sculpteurs et des peintres proches de la figuration confirmeront cette nouvelle donne avec un art libéré des tutelles et d’une grande diversité. Les sculpteurs Marino Di Teana Rodolfo Krasno (1926-1982) et Alicia Penalba (1913-1982) s’installèrent à Paris. Et parmi les peintres : Berni, déjà cité, avec sa figuration muraliste aux reliefs engagés et ses collages de récupération ; Antonio Segui, proche de la figuration narrative avec ses personnages humoristiques à l’air suspicieux, ses chiens, ses foules, ses gratte-ciel et ses métaphores corrosives des villes modernes. »

 

Cette approche des artistes Argentins permet de confirmer la vocation de l'Encyclopédie: proposer une informations sur l'Art en France et non pas l'Art Françai

Le G.R.A.V.

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Cet extrait d'un article de Frank POPPER évoque le Groupe de recherche d'art visuel (G.R.A.V) . :
" A la fondation du G.R.A.V. (initialement intitulé Centre de Recherche d'Art Visuel), un travail théorique collectif préliminaire fut entrepris. Il s'agissait de définir des critères objectifs d'analyse pour obtenir une position théorique globale, à savoir la surestimation de l'individu et des circuit traditionnels de l'expression et de diffusion. Il semblait alors que cette position théorique globale fût facile à définir mais aux questions : "Sommes-nous des chercheurs ? Sommes-nous encore des artistes ? Quels devraient être nos rapports avec les galeries et les musées ?" aucune réponse d'ensemble ne pût être donnée et ceux qui défendaient l'idée d'une recherche pure et d'une rupture définitive avec les galeries ou les musées quittèrent le Centre. Ceux à conserver l'idée que les liens avec les galeries et musées étaient nécessaires pour ne pas perdre le contact avec le public formèrent alors le Groupe de Recherche d'Art Visuel proprement dit et tinrent des réunions régulières tri-hebdomadaires. Ils établirent des critères de comportement et, par exemple, décidèrent de continuer à signer personnellement leurs oeuvres ; ils convinrent aussi de poursuivre un travail individuel sur des matériaux de base, tout en élaborant collectivement des problèmes esthétiques comme l'abandon de la deuxième dimension afin d'éviter toute connivence avec l'esthétique picturale. Ainsi Sobrino optait pour le plexiglas, Yvaral pour les fils de nylon et de vinyle tendus,Le Parc pour la lumière et le plexiglas, Stein pour les trièdres et la polarisation, Garcia-Rossi pour les boîtes à réflexion lumineuse et Morellet pour la programmation des pulsions de tubes de néon.
Ces principes devaient par la suite conduire à quelques oeuvres collectives, telles des labyrinthes, des salles de jeux, des installations dans la rue, allant des structures contrôlables aux structures manipulables.
Mais le facteur commun, et le plus important, à toutes ces recherches tient à la poursuite de leurs objectifs généraux. Sans se référer spécifiquement aux déclarations et manifestes du Groupe de Recherche d'Art Visuel, il est clair que le principe fondamental auquel adhérait ses différents membres, avec plus ou moins d'enthousiasme, était la dévalorisation de "l'artiste" et du "chef-d'oeuvre", au profit d'une sollicitation du spectateur.
Selon les déclarations du Groupe, les propositions esthétiques les plus révolutionnaires qui avaient été faites jusqu'alors n'avaient pas modifié la situation entre l'artiste, le spectateur et l'oeuvre d'art. Par contre, le G.R.A.V. avait pour objectif, à longue échéance, de créer une situation entièrement nouvelle dans laquelle l'oeuvre d'art deviendrait une "proposition plastique" représentant une recherche ouverte. De son côté, le spectateur deviendrait doublement actif : non seulement il serait mis en contact direct avec l'oeuvre mais il participerait de l'activité des autres spectateurs. "

Seul l'artiste YVARAL, fils de Victor VASARELY, n'a pas pu être intégré à l'Encyclopédie avant sa disparition.

La Figuration libre

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La note suivante ( informations d' Olivier Gaulon ) évoque les débuts de la Figuration Libre. Nous mettons en liens les noms des artistes présents dans l'Encyclopédie:

" Fin des années 60 Tous deux originaires de Sète, Robert Combas et Hervé Di Rosa – qui ne se connaissent pas encore – fréquentent le mercredi après-midi les ateliers de dessin de l’école municipale des Beaux-Arts.
1976 A Sète, Robert Combas et son amie Catherine (dite Ketty) Brindel, Hervé Di Rosa et son jeune frère Richard (dit Buddy) se lient d’amitié autour du mouvement punk et de la musique rock. Hervé Di Rosa entre à l’Ecole des Arts Décoratifs à Paris. Il y rencontre François Boisrond.
1979 Création par Hervé Di Rosa, Robert Combas et Ketty Brindel de la revue " Bato ", journal entièrement fabriqué à la main. Fait de collages, de photocopies, de dessins répétés et d’objets sous plastiques, il est tiré à cent exemplaires. Il n’en paraîtra que 4 numéros.
1980 Première exposition personnelle de Combas à la Galerie Errata de Montpellier.
1981 Premières expositions personnelles de Robert Combas et de Hervé Di Rosa à la Galerie Eva Keppel à Düsseldorf et à la Galerie Riekje Swart à Amsterdam.
Le critique d’art Bernard Lamarche-Vadel organise dans son loft, rue Fondary, Paris 15e, une exposition intitulée " Finir en beauté " à laquelle participent Combas, Di Rosa, Boisrond et quelques autres, dont Rémi Blanchard.
Pendant l’été, l’exposition " 2 Sétois à Nice : Ben expose Robert Combas et Hervé Di Rosa " est l’occasion pour Ben de lancer le terme de " figuration libre " qui lui sert à qualifier leur travail.
En octobre, Hervé Perdriolle organise à son tour, rue des Blancs-Manteaux, Paris 3 e, une exposition en lieu off - " To end in a Believe of Glory ou le Paris australien " - réunissant Combas, Blanchard, Boisrond, Di Rosa et Catherine Viollet.
Combas et Di Rosa participent à l’exposition " Ateliers 81-82 " organisée par Suzanne Pagé à l’ARC, au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris.
1982 En février, le critique d’art Otto Hahn organise une vaste exposition d’artistes français à New York, " Statements New York 82. Leading contemporary artists from France ". Il y invite notamment Blanchard et Combas qui exposent chez Holly Solomon, laquelle tient à présenter en même temps Di Rosa et Boisrond.
L’exposition " L’Air du Temps. Figuration Libre en France " organisée par Marc Sanchez et Ben à la Galerie d’Art Contemporain de Nice réunit une quinzaine d’artistes dont Blanchard,Boisrond, Combas et Di Rosa.
Première exposition personnelle de Combas à la Galerie Yvon Lambert à Paris, de Boisrond à la Galerie Farideh Cadot et de Hervé Di Rosa à la Galerie Gillepsie-Laage-Salomon, à l’occasion de laquelle il présente certains de ses personnages mis en volume son frère
1983
" Figures imposées Hiver 83 " à l’ELAC (Espace Lyonnais d’Art Contemporain) réunit dix-sept artistes dont Blanchard, Boisrond, Combas et Di Rosa.
Importante exposition " Blanchard, Boisrond, Combas, Di Rosa " au Groninger Museum à Groningen.
Di Rosa et Boisrond qui ont obtenu une bourse de résidence séjournent à New York. Ils y font notamment la connaissance de Keith Haring et de Kenny Scharf.
Premières expositions personnelles à New York de Combas à la Galerie Léo Castelli, de Boisrond chez Annina Nosei et de Hervé Di Rosa chez Barbara Gladstone, puis chez Tony Shafrazi où il réalise avec Buddy sa première grande installation. "
Parmi les artistes présents dans l'exposition "Finr en beauté" figurait: Catherine Viollet.

Les Forces Nouvelles

Georges Rohner est avec Robert Humblot, Henri Jannot, Jean Lasne et Tal Coat l'une des figures majeures du groupe "Forces Nouvelles" (1935-1939) qui milite durant l'entre-deux-guerres en faveur d'une nouvelle figuration en réaction à la vague déferlente de l'abstraction.
Ce groupe de peintres figuratifs français fondé par Henri Héraut,affirment " que le temps des escamotages de dessin ou surcharge de pâte était révolu" et qui prônent le "retour au métier consciencieux de la tradition dans un contact fervent avec la Nature".
Convaincus que cette attitude, dans le contexte de l'avant-guerre, représentait la plus osée des audaces, que la modernité n'est pas formelle, les peintres de Forces Nouvelles se prononcent contre l'impressionnisme, "ennemi public numéro 1", le surréalisme ou le cubisme. A l'école de Georges de la Tour, des frères Le Nain ou des artistes classicisant des années vingt, cette peinture se veut un retour au dessin et au modelé, au métier.
Le groupe se disperse en 1939, mais certaines manifestations en prolongent l'esprit pendant les années d'occupation.
Henri Héraut, Robert Humblot, Henry Jannot, Jean Lasne, Alfred Pellan, Georges Rohner, Tal Coat

Les Objecteurs

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A l'occasion d'une exposition : " Objecteurs/Artmakers ",exposition autour d’Alain Jouffroy, poète et critique d’art en 2000 dans les galeries du Théâtre - Scène nationale de Cherbourg, un texte de Dominique Widemann évoque ce moment de l'art en France, dans les années Soixante. Nous citons un extrait de ce texte en mettant en lien les noms des artistes présents dans l'Ecyclopédie :

"Paris, 1965. Les plaies de la guerre d’Algérie sont béantes. On se bat dans les rues contre celle du Vietnam. L’art et la politique se prennent corps à corps sous la déferlante d’images qui aspirent à les priver d’air. La pub, les propagandes s’emploient à lester les ventres de bouffe, meublent de formica l’espace mental, l’aveuglent de néons et d’agent orange. Quel joli nom ce serait pour un pigment de peinture... Les Beaux-Arts ne savent pas qu’ils sont morts et hissent leurs majuscules comme un capitaine de vaisseau fantôme ses drisses, convaincu de dominer la mer pour l’éternité. Poète, critique, écrivain, Alain Jouffroy interroge alors : " Existe-t-il, aujourd’hui, quelque chose comme l’art ? " Il réunit pour une exposition de jeunes plasticiens d’avant-garde : Arman, Daniel Spoerri Daniel Pommereulle, Jean-Pierre Raynaud, Tetsumi Kudo... Leurs " installations " font scandale. Accumulations de cuillères ou de pinces à linge, repas de famille collés aux murs, rouleaux de barbelés bleu ciel, carrelages livides équipés de drains, préservatifs agonisants dans un baise-en-ville... Le trouble volontaire à l’ordre des choses est patent. Jouffroy nomme ces artistes : " les objecteurs ". "

Avec le temps, les différences sont apparues plus nettement entre ceux qui étaient regroupés dans les Nouveaux réalistes et les autres "Objecteurs". Cette aventure de l'objet a connu, il est vrai d'autres chapîtres.

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