Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Odeur de sainteté

    retour à l'Encyclopédie

     

    Au Centre Pompidou, dans le Musée national d’art contemporain, un espace est réservé à Daniel Pommereulle . Dans cet espace,hormis les tableaux sur les murs,  seules deux œuvres sont placées sur le sol : un rouleau de fil de fer barbelé peint en bleu et son célèbre « Toboggan » de 1974 en marbre et acier.

    Cela pourrait sembler peu et laisser l’espace vide.

    Pourtant, les œuvres de Daniel Pommereulle, comme toujours, irradient l’espace alentours. Il s’en faudrait de peu pour que le service de sécurité du musée place des barrières de protection autour des  œuvres. J’imagine que cette idée aurait plu à l’artiste toujours friand de poser un regard iconoclaste sur les institutions.

    Nous mettant toujours en danger avec la réalité de ses œuvres, Daniel Pommereulle,

    fut classé comme " objecteur ". Lors de l’entretien avec lui pour l’Encyclopédie, je rencontrai un artiste désabusé qui semblait souffrir d’un oubli du moment alors que son œuvre annonçait si bien le développement d’un art « relationnel ».
    Si cette salle du Centre Pompidou replace Daniel
    Pommereulle en odeur de sainteté , nul doute qu’il aura eu à cœur de se confectionner un auréole en barbelés.

     

    Claude Guibert 

  • Gun Crazy

    Retour à l'Encyclopédie .
     
    Lors de son témoignage sur son itinéraire artistique pour l’Encyclopédie, Jacques Monory me disait : « Au fond, quand j’ai envie de me faire plaisir, je peins un revolver…Alors, pourquoi je me priverais ? » En effet, Jacques Monory ne s’en est pas privé. L’exposition qui s’ouvre à la galerie Laurent Strouk à Paris ne dément pas ce penchant de l’artiste. Dans cette exposition intitulée « Couleur », Jacques Monorypoursuit son rêve ou plutôt son cauchemar. Au passage, il évoque le cauchemar rencontré par d’autres. Dans un tableau, l’affiche de « Gun Crazy », film américain de 1949 est mise en situation. L’histoire du héros Bart Tare a dû fasciner le peintre : Bart Tare a toujours été subjugué par les armes à feu. À l'âge de sept ans , il est envoyé en maison de redressement, pour avoir tenté de dévaliser une armurerie... Dans une fête foraine, impressionné par une tireuse d'élite, Annie Laurie Starr, vedette d'un show western. il relève le défi qu'elle a lancé au public et le gagne. Annie et Bart tombent amoureux l'un de l'autre. Le couple se retrouve sans travail et sans argent. Il monte un premier hold-up, suivi de vols de banques et de magasins. Après plusieurs mois de cette vie violente et hors la loi, Annie et Bart projettent de voler la paie d'une usine et de s'enfuir au Mexique…. Ce « Bonnie and Clyde » avant la lettre n’arrive donc pas par hasard dans un tableau de Jacques Monory. Et si l’exposition s’appelle « Couleur » , ce qui nous reste en est bien l’image d’un polar noir. . .
     
    Claude Guibert
     
    Gun_crazy copyright Logsc9
     

  • " Et cetera, c'est adéquat"

    retour à l'Encyclopédie

    A la galerie ARTCURIAL à Paris, Joël DUCORROY expose ses œuvres « Editions 1983-2005.
    Lorsque, étudiant, il fréquentait les galeries et les musées, Joël  DUCORROY cherchait sa voie, le moyen de trouver son identité dans l’art contemporain. Lors d’une signature d’un livre par Serge GAINSBOURG, il se retrouve seul avec l’auteur et exprime ses préoccupations.
    Il échange quelques paroles fatécieuses du genre " Et cetera, c'est adéquat".
    L’idée de Joël DUCCOROY fut de demander dans un grand magasin de graver cette phrase sur une plaque minéralogique.Cet Euréka marqua le début de son itinéraire d’ « artiste plaqueticien » comme il aime se présenter. Ces plaques minéralogiques sont devenues à la fois le mode de désignation de tous les aspects de l’œuvre et l’oeuvre elle-même.« Reproduction d’une œuvre » est une plaque minéralogique désignant son objet et devenant œuvre.  Tout y passe.«  Signature »,  « Gravure », «  Palette » et c…

    Et lorsque Joël DUCORROY propose, toujours sur le même mode « Tableau de famille reçu en héritage », je rêve de voir cette œuvre, dans trente ans….transmise en héritage.

    Le temps aura fait  passer l’œuvre du second degré au premier degré !

     

    Claude Guibert