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  • Salon de mai 2005

    Le 26 mai dernier s'est ouvert le salon de mai. Jusque là, tout est normal.
    Ce qui l'est moins, c'est que ce salon, qui en est à son 57 eme vernissage, peine à trouver sa place depuis quelques années.
    Le malaise s'exprime déjà par la difficulté à se stabiliser dans un lieu.Il y a trente ans, l'esplanade du Trocadéro offrait un lieu valorisant, spacieux.Depuis quelques années, le salon est nomade, se posant dans des lieux divers , plus ou moins appropriés. Cette année, il s'est posé dans les Espaces Commines dans le troisième arrondissement de Paris; l'espace semble rétrécir d'année en année.
    Il est possible également que le salon ait du mal à trouver sa place dans l'espace artistique; le regard des institutions a changé. La peinture n'impose plus sa prédominance passée.
    Ce ne sont pourtant pas les artistes de qualité qui font défaut.
    Mais la joyeuse liberté d'exposer depuis tant d'années semble souffrir d'un manque de lisibilité.
    CREMONINI ou CHRISTOFOROU, RUSTIN ou WEISS occuperaient facilement une salle chacun. Je sais, ce n'est pas le principe.
    Pourtant , au salon de Mai, il y a un mais: peut-on encore exposer ainsi , pour qui ?
    Je ne pose pas la question pour peiner les organisateurs, qui sont les artistes eux-mêmes.
    Je m' interroge seulement sur le temps qui passe et qui veillit aussi la façon d'exposer.

     

    Claude Guibert 

  • Hasard et conséquences

    retour à l'encyclopédie

    Dans les salles contemporaines du musée d'art moderne de CERET, une oeuvre de Claude Viallat mérite une attention particulière. Il s'agit d'une toile sur chassis, sans titre , de 1966.
    Ce Viallat là n'est pas un Viallat commes les autres.La forme , souvent abusivement décrite comme "haricot", reprise dans son oeuvre sous tous les aspects, avec tous matériaux, couleurs, impression... est absente; vraisemblablement , l'oeuvre doit précédér cet "accident" que l'artiste me décrivait lors de son entretien pour l'Encyclopédie.
    Viallat m'avait expliqué comment le fait d'avoir laissé tremper une nuit une éponge dans un seau d'eau de javel trop concentrée avait été à l'origine de l'utilisation de la forme devenue le signe reconnaissable de son travail, sa marque.
    Cette petite cause avec ses grands effets donne un éclairage singulier sur l'avancée de la production artistique. Parfois un accident, une erreur peuvent être à l'origine de grandes découvertes scientifiques. Là, en 1966,1967, on ne sait pas encore que le véritable début de ce qui deviendra "Supports/surfaces" germe dans les ateliers du midi de la France mais aussi ailleurs en France.
    On parlerait peut-être de hasard, mais après avoir posé la question du hasard à plus de trois cent artistes, j'en suis venu à croire , comme me le disait Olivier DEBRE que "le hasard n'est pas très hasardeux".

     

    Claude Guibert